ninon gouronnec
Je n'ai pas de blouse brodée, et mes légumes ne sont jamais parfaitement émincés. Dans mes recettes, il n'y a ni caviar, ni fleurs comestibles...
Pourtant, et même si j'ai du mal à me sentir comme telle, c'est en tant que cheffe que certains m’appellent désormais.
La cuisine que je défends, elle n'est ni haute, ni gastronomique. Mais elle est locale, de saison, engagée, éthique et (ça arrive parfois) un peu chic. Elle est quotidienne et accessible, car ce qui compte c'est ce qu'on mange le lundi soir à 20h30, puis le mardi midi, et chaque jour de chaque semaine.
Heureusement que des chefs font de la haute cuisine gastronomique, et allier gastronomie et écologie, c'est possible. Mais pour le reste, je serais là, à faire mon gaspacho antigaspi et son granola, à expliquer comment faire aimer les blettes aux petits (et grands), à partager ma vision d'une alimentation gourmande et engagée.
On passe à table ?
S’intéresser, et faire partager:
c’est l’alimentation qui gagne les faveurs de
ma curiosité